Jean Duterroir

Il a été élevé dans une famille cauchoise très croyante dans les saints guérisseurs et la sorcellerie. Enfant de choeur, il tenait le bénitier pendant la récitation des évangiles par le curé de la paroisse dont l’église était dédiée à tous les saints.
Plus tard, sa profession de journaliste l’amena à connaître de nombreux cas de guérisons attribuées aux saints et il enquêta sur les lieux de pèlerinage de la région cauchoise.
Attaché à ses racines il n'a de cesse, de garder vivante la mémoire des cauchois qui ont su lui livrer à travers  leurs témoignages l'histoire d'une époque bientôt révolue.

C'était comment avant, une rubrique basée sur des témoignages


 Les églises se vident-elles par manque de miracles ? 

 

Si une religion s’est développée, c’est parce qu’à l’origine, le fondateur guérissait les malades, opérait des miracles, comme Jésus dans l’église catholique. 

Ensuite, ce sont les saints qui a leur tour ont empli les églises grâce à leurs miracles.  

 Aujourd’hui, si les églises se vident, c’est peut-être là, une explication : le manque de miracles.  En 2019, lors des sermons dominicaux dans l’église catholique, on ne parle plus des miracles de Jésus ou des saints, pourtant il doit y en avoir  encore.

 

A Lourdes, le dernier, le 70ème  a été reconnu par les médecins et l’église, le 11 février 2018.

Il s’agit de  Sœur Bernadette Moriau du Diocèse de Beauvais qui a été guérie à Lourdes le 11 juillet 2008 d’une paralysie qui l’empêchait de marcher depuis 1960. 

Et Lourdes attire toujours les foules.

Pourquoi ce silence de l’église ?

 

Peut-être, parce que tous les prêtres ou hommes de Dieu devraient faire des miracles, à l’image de leur Maître, Jésus- Christ ou des saints.  

 

Il y a 60 ans quand j’étais enfant de chœur, j’avais posé la question à mon curé, en lui citant les miracles du  curé d ’Ars (Jean-Marie Vianney). Il m’avait répondu tout simplement :

« Que c’était difficile d’être un saint aujourd’hui, le prêtre est un homme qui s’est peut-être trop bien adapté à ce monde moderne et ses avantages. » Pour lui, c’était une des raisons du manque de guérison spirituelle par les prêtres. 

Le miracle dérange

 

J’aime bien la définition de Saint Augustin, Evêque et docteur de l’église (354-430). 

«  Les miracles ne sont pas en contradiction avec les lois de la nature, mais seulement avec ce que nous  savons de ces lois. »

Aujourd’hui, on peut toujours dire la même chose, 1600 ans après, malgré tous les progrès des  sciences, on n’explique toujours pas les miracles (des guérisons et faits inexpliqués). 

 

Puisque presque plus personne n’en parle, 

chaque semaine ou plus souvent, nous nous pencherons sur un miracle, ancien ou récent, selon l’actualité.